Truth : l’histoire du premier Captain America noir !

LA VERITE SUR CAPTAIN AMERICA

TRUTH : RED , WHITE & BLACK est une mini-série en 7 parties publiée par MARVEL COMICS en 2003. (De Janvier à Juillet) ; elle est écrite par ROBERT MORALES ; dessinée par KYLE BAKER et éditée par AXEL ALONSO. Elle nous dévoile les expérimentations faites par l’armée américaine sur les soldats afro américains pour recréer la formule du super soldat à l’origine de CAPTAIN AMERICA ainsi que l’apparition d’ISAIAH BRADLEY , premier CAPTAIN AMERICA noir, durant la deuxième guerre mondiale.

Un petit rappel avant de commencer :
CAPTAIN AMERICA est né en 1940 sous les pinceaux et la plume de JACK KIRBY et JOE SIMON.
STEVE ROGERS; jeune homme plutôt frêle rêve de s’engager dans l’armée et de partir se battre contre les ennemis de l’Amérique. Mais il est trop fragile. Sa détermination en fait néanmoins un candidat valable à l’injection du sérum du super soldat , crée par le docteur REINSTEIN (qui sera renommé plus tard le docteur ERSKINE). ROGERS voit donc sa musculature et ses reflexes augmenter, devenant quasi surhumains : CAPTAIN AMERICA est né. Mais REINSTEIN est abattu par un espion Allemand dès la fin du processus, et malheureusement, seul le scientifique connaissait le contenu exact de la formule du sérum, qui est depuis perdu. A la fin de la guerre, CAPTAIN AMERICA est pris dans un explosion et se retrouve en animation suspendue, congelé dans les glaces pendant une vingtaine d’année. Il sera retrouvé par les VENGEURS dans les années 60 , qui vont faire de lui leur leader.

Nous sommes maintenant en 2000 ; lors d’une réunion éditoriale, JOE QUESADA (rédacteur en chef de MARVEL) et BILL JEMAS (président) ont une idée pour créer la polémique et faire parler d’eux: faire un CAPTAIN AMERICA noir ! Il faut dire que MARVEL est en plein renouveau après la faillite artistique et financière de la fin des années 90 et que l’arrivée de BILL JEMAS a changé les choses. Son plan de communication est très simple: faire de la hype , créer du buzz, utiliser les médias à fond pour faire parler des projets de sa firme, ce qui implique de prendre des décisions souvent osées en terme de publication. Les exemples sont nombreux; comme réduire la taille de la franchise X-MEN , le fer de lance de l’entreprise à l’époque; confier certaines séries très classiques à des créateurs indépendants qui peuvent faire ce qu’ils veulent avec la séries (on pense bien évidemment à X-FORCE / X-STATIX par le duo MILLIGAN/ALLRED) ; faire venir des scénaristes de la télévision (JM STRASZYNSKI sur SPIDER-MAN) ou encore publier des histoires plus adultes, plus choquantes à grand renfort de publicité (comme le RAWHIDE KID, personnage de western faisant son coming out ).
Il est bien évident que cette idée du CAPTAIN AMERICA noir est à la base lancée pour faire jaser les fans et créer de la publicité autour de la série.
Mais on ne plaisante pas vraiment avec la sacro-sainte continuité, et l’idée de base est que ce CAPTAIN AMERICA noir apparaisse dans un nouvel univers, l’univers ULTIMATE, qui propose une modernisation des super héros classiques de MARVEL pour les jeunes lecteurs. L’idée sera abandonnée en cours de route et c’est NICK FURY qui changera de couleur de peau au final dans la ligne ULTIMATE.
JEMAS et QUESADA choisissent de confier la série à ROBERT MORALES et à KYLE BAKER, avec AXEL ALONSO en tant qu’éditeur. ALONSO a été fraîchement débauché par MARVEL de VERTIGO (une ligne adulte chez DC comics) et est plutôt connu pour son approche assez novatrice et radicale des comics. C’est en effet lui qui a édité la série PREACHER par GARTH ENNIS et STEVE DILLON, série à ne pas mettre entre toutes les mains.
Le pari est osé, et MORALES commence à faire des recherches. La première chose qui lui vient à l’esprit c’est le fameux projet TUSKEGEE et son scandale.

Petit rappel historique: le TUSKEGEE SYPHILIS EXPERIMENT (ou PUBLIC HEALTH SYPHILIS STUDY) est une étude clinique menée par le gouvernement Américain de 1932 à 1972 à TUSKEGEE, dans l’ALABAMA. Son but : recruter des afro Américains atteints de la maladie et observer la progression naturelle de l’infection sans aucun traitement. Cette étude a posé d’énormes problèmes éthiques, surtout après 1940 et l’arrivée de la pénicilline quand il a été prouvé que les docteurs ne traitaient pas les patients malades et les empêchaient même d’aller se soigner ailleurs. L’étude s’ arrête après que le projet soit révélé dans la presse , ce qui déclenche un scandale sanitaire, obligeant le gouvernement à changer la loi sur la protection des sujets dans les tests cliniques aux USA (loi toujours en vigueur).

MORALES et ALONSO partent du principe que l’armée Américaine aurait plutôt fait des tests sur des noirs avant de lancer le sérum du super soldat sur un jeune blanc frêle et de bonne famille.
MORALES continue ses recherches et découvre que la vérité historique est encore pire que ce qu’il avait imaginé : en effet, la période de la seconde guerre mondiale n’était pas un grand moment de fraternité et d’union aux USA, les afro-américains ayant vécu une des périodes les plus noires en terme d’intégration lors de ces années. La ségrégation militaire empêchait en réalité les soldats noirs d’aller au combat, ils étaient uniquement confinés dans des unités « noires » (on ne mélangeait pas les couleurs à l’époque) qui faisaient les corvées tandis que les bons Américains partaient se battre contre l’ennemi.

Le synopsis de MORALES est donc très noir, et très sombre; il se révèle être non seulement un coup porté à la continuité du CAPTAIN AMERICA actuel, mais aussi une charge violente contre le gouvernement Américain et ses agissements envers la communauté afro-américaine pendant la guerre de 1940. A tel point que MORALES pense que son script ne sera pas accepté.
Il aura quand même le feu vert, mais la série va être mise en stand-by pendant quelques temps à l’issue du 11/09/01 . En effet, après l’effondrement des tours jumelles du WORLD TRADE CENTER; l’ambiance est plus à l’union et au retour des valeurs patriotiques, aux super héros colorés et à la moralité tranchée. Par exemple, la série CAPTAIN AMERICA classique va tripler ses ventes en proposant un CAP ne se battant plus contre crâne rouge, son ennemi nazi, mais contre les talibans en Afghanistan. Il semble difficile à cette époque de ternir le symbole de l’Amérique en publiant une histoire où ses pouvoirs sont issus d’expérimentations sur les noirs.
Au fil des mois et du mandat de GEORGE BUSH, la tendance va s’inverser et le projet TRUTH reçoit le feu vert !
Son premier numéro fait un véritable tollé parmi les fans, qui ne supportent pas que les origines de leur super héros préféré soient entachées par les expériences faites sur les afro-américains. Ils ne veulent pas du tout que l’on touche à la continuité de STEVE ROGERS. Et pourtant, le premier numéro ne nous présente que trois personnages, censés incarner les différents aspects de l’Amérique noire de l’époque.
– MAURICE CANFIELD , riche , bien élevé et socialement (plutôt) intégré, communiste et qui commence à se battre pour les droits civiques. Personnage enragé et engagé.
– LUCAS EVANS, un ancien militaire, défiguré et qui a bien connu la ségrégation au sein de l’armée, d’ailleurs, il s’est retiré et pense à se suicider.
– ISAIAH BRADLEY, un jeune homme assez naïf et très amoureux de FAITH, son épouse enceinte, qui se prend la ségrégation en pleine poire.
Dés le premier numéro, les paris sont ouverts pour savoir lequel des trois va devenir CAPTAIN AMERICA, et la balance penche nettement en faveur de CANFIELD. Mais la polémique enfle, on en parle partout et l’accueil des fans, désarçonnés par les dessins très caricaturaux de KYLE BAKER est plutôt froid.
MORALES expose la condition des noirs à cette époque et c’est tout. C’est bien peu pour un premier épisode, mais il faut comprendre qu’à cette époque, les séries sont faites pour être compilées, et on demande souvent aux auteurs de faire six ou sept épisodes qui puissent former un tout histoire de sortir l’intégrale dans un format plus prestigieux (TPB ou Hardcover) . L’histoire de MORALES est donc faite ainsi et prend tout son sens lors d’une lecture d’affilée des sept épisodes. En réalité, les fans commencent à monter sur leurs grands chevaux non pas à cause du contenu du premier numéro, mais par la publicité qui en est faite autour.
Après l’attaque de PEARL HARBOR, ces personnages se retrouvent dans l’armée, dans une unité composée exclusivement de noirs et assignée aux corvées de chiottes.
Arrive alors le docteur JOSEPH REINSTEIN , un chirurgien psychiatre Allemand qui a franchi la frontière lors de la guerre. Ce dernier réquisitionne plusieurs soldats noirs pour un projet expérimental, celui du super soldat. Il rassemble donc tous les soldats de couleur, et aidé du COLONEL WALKER PRICE et de son aide de camp PHILLIP MERRITT , il va en choisir trois cent au hasard et massacrer les autres. C’est l’histoire racontée dans le deuxième numéro.

On s’aperçoit que MORALES va loin , il n’hésite pas à montrer la cruauté du gouvernement et des gens du projet super soldat. C’est très orienté, mais on peut remarquer qu’un colonel blanc, opposé à cette expérience et au massacre des soldats est lui aussi exécuté. Cela permet d’adoucir le point de vue et d’après MORALES, cela permettait d’installer du suspense dans son histoire et de montrer au lecteur que personne ne peut être potentiellement épargné.
Dans l’épisode #3 , on expérimente le sérum sur les soldats, mais peu d’entre eux survivent. Nos trois compères, qui deviennent néanmoins des super-soldats sont alors embarqués pour l’Europe afin de combattre les Allemands, qui sont eux aussi en train de développer un projet similaire. Pendant ce temps, les familles des soldats reçoivent des lettres de condoléances, expliquant leur décès par une explosion accidentelle.
Le quatrième numéro est assez problématique: en effet, on peut constater que dés le numéro #3 ; la mini série, passe sans explication de 6 numéros à sept numéros prévus. A mon sens, ce quatrième épisode est une commande éditoriale pour faire le point et plaire aux lecteurs déchaînés qui descendent en flèche la série. Car MORALES a commis des imprécisions que les fans n’ont pas pu laisser passer. En effet, si l’expérimentation sur ISAIAH et les autres a lieu après PEARL HARBOR, cela pose un problème car c’est automatiquement en 1942. Or, CAPTAIN AMERICA, STEVE ROGERS est apparu avant, dés la fin des années 1940 et donc JOSEPH REINSTEIN, le créateur de la formule est déjà mort (puisqu’il meurt le jour de la naissance de CAPTAIN AMERICA) . Pour l’instant, rien de tout cela n’a été soulevé dans TRUTH et cela pose souci, dans la mesure où cette série est intégrée à l’univers MARVEL.
MORALES trouve la parade en expliquant que REINSTEIN est simplement un pseudonyme utilisé par le DOCTEUR WILFRIED NAGEL et que son but est de recréer la formule du super soldat dont la composition a été perdue lors de la mort du premier REINSTEIN. Quelle n’est pas notre surprise de voir que ISAIAH lit en 1942 un comics de CAPTAIN AMERICA de SIMON et KIRBY, et qu’en plus de ça, nos héros attendent le vengeur étoilé, qui existe donc , pour les aider dans une mission top secrète.
Ces explications un peu alambiquées , si elles permettent de faire plaisir au lecteur et de ne pas toucher aux origines de leur personnage préféré, dénaturent malheureusement tout le propos de la série. En gros, MORALES a certainement fait des concessions pour acheter la paix sociale avec les fans et je pense que ce n’était pas prévu au départ, mais rajouté par la suite, ce qui explique le passage de la mini série de 6 à 7 épisodes.

Dommage car on ne comprend plus vraiment l’idée d’expérimenter sur des noirs si le tout premier cobaye était un « blanc de bonne souche ». En plus, MORALES livre dans le 4 très peu d’explications, ce qui a vraiment pour effet de désarçonner le lecteur. D’ailleurs, une erreur est souvent commise à ce propos, on a tendance à dire que le premier CAPTAIN AMERICA était ISAIAH (un noir donc) alors que cela a toujours été STEVE ROGERS. Si les trois premiers numéros nous faisaient croire cette idée (car nulle part il n’y a de référence à STEVE ROGERS et à CAPTAIN AMERICA) , le quatrième invalide donc cette présomption de manière un peu rapide, ce qui me fait dire que ce n’était pas prévu au départ.
C’est dans ce quatrième numéro que MORALES tue la totalité de son casting en utilisant un procédé un peu lourdaud pour ne garder qu’ISAIAH. Finalement, ce dernier doit envahir un camp nazi qui fait des expériences avec l’aide de STEVE ROGERS , qui va débarquer . Mais ce dernier est coincé dans un bateau en ALTANTIQUE et ISAIAH est prié d’y aller seul. Sans demander à personne, il vole le costume de CAPTAIN AMERICA prévu pour ROGERS et s’en va détruire le camp de SCHWARZEBITTE.
Il en profite pour tuer le médecin nazi en charge, ERNST KOCH (le pendant de REINSTEIN en Allemagne ) et fait voler en éclat sa « chambre des horreurs ». En partant, il essaye de sauver de la chambre à gaz un groupe de femmes, mais se fait capturer. C’est à la fin de ce numéro qu’on effectue un retour dans le présent et qu’on peut voir CAPTAIN AMERICA discuter avec FAITH, la femme d’ISAIAH.
La construction en flash backs continue dans les volumes 6 et 7; dans le présent on apprend que la police a retrouvé un costume de CAPTAIN AMERICA dans la cave d’un criminel, le vieux aide de camp PHILLIP MERRITT et que ROGERS cherche a en découvrir la provenance. C’est un agent noir du FBI qui lui apprend l’existence de BRADLEY et CAPTAIN AMERICA tombe des nues, il n’était pas du tout au courant.

Il a donc retrouvé FAITH maintenant âgée qui lui raconte la fin de l’histoire. Après sa capture, BRADLEY a été interrogé par HITLER en personne pour lui demander de changer de bord. Lorsqu’il refuse, ce dernier le confie aux mains expertes du docteur MENGELE , mais il est libéré par la résistance Allemande et revient aux USA. Cette discussion entre ISAIAH BRADLEY et ADOLF HITLER est à l’origine d’une anecdote plutôt intéressante : toujours à la recherche de la vérité historique, MORALES ne savait pas si HITLER parlait Anglais; il a donc téléphoné au spécialiste MARVEL de la seconde guerre mondiale et des nazis, à savoir FRANK MILLER qui lui a confirmé la chose.
Revenons à ISAIAH : après la guerre, il est jugé coupable de trahison pour avoir volé le costume de CAPTAIN AMERICA et va passer des années en prison, pour être libéré par EISENHOWER la veille de l’élection de JF KENNEDY.
Le sérum et l’isolement ont eu plusieurs effets sur lui: il est stérile, pataud et son cerveau a régressé au stade de l’enfance.
Et pourtant, dés sa sortie de prison, ISAIAH est devenu une légende urbaine, un mythe dans la communauté Afro Américaine, tant et si bien que des tas de personnalités et d’hommes d’influence sont venu se faire prendre en photo avec lui. On citera MARTIN LUTHER KING, MALCOM X, BONO, ALEX HALEY (l’auteur de RACINES) ; JOHN LENNON et même KYLE BAKER ou STAN LEE en clin d’œil.
MORALES conclut sa série avec CAPTAIN AMERICA rendant son costume à ISAIAH et prenant une photo avec lui. Il en profite pour en rajouter une couche en ajoutant que la politique Eugéniste Allemande de l’époque a été directement influencée par la politique d’immigration des USA des années 30 et que le sérum du super soldat part d’un projet commun entre les deux pays bien avant la montée en force des nazis.

La fin est quand même moyennement satisfaisante, même si elle est émouvante. J’ai en effet du mal à croire au fait que l’existence d’ISAIAH ne soit connue que par les membres de la communauté noire ou leurs amis, sans que ROGERS ne soit au courant, après tout, il a travaillé pendant des années avec le FAUCON ou BLACK PANTHER et personne ne le lui aurait dit ?
C’est à mon sens le point un peu lourd de l’histoire, le seul qui soit tiré par les cheveux même si encore une fois, l’émotion dégagée est bonne. MORALES a essayé de justifier ce fait en utilisant la GRAPEVINE , c’est à dire un passage d’information de bouche à oreille entre les membres de la communauté Afro Américaine, mais pour moi, ce n’est absolument pas convainquant, surtout en voyant la liste des personnes sur les photos. Comment peut-on penser que ce secret est connu par des gens comme BONO ou ROBERT REDFORD et pas par STEVE ROGERS ?
La présence de STAN LEE sur le mur est à la limite beaucoup plus légitime que certaines autres dans la mesure où on pourra rappeler que MARVEL, et STAN LEE ont toujours pris la défense des Droits Civiques aux USA , MARVEL n’hésitant pas à mettre des personnages de couleur qui n’étaient pas des criminels dans ses bandes dessinées des les années 60 , comme JOE ROBERTSON, l’adjoint de JAMESON, le directeur du DAILY BUGLE dans SPIDER-MAN ; ou alors LE FAUCON, qui va tenir l’affiche des années avec CAPTAIN AMERICA ou bien encore BLACK PANTHER.
MARVEL a d’ailleurs plutôt toujours soutenu les minorités dans ses bandes dessinées, quelles qu’elles soient.

L’accueil des fans n’a pas été au rendez vous, même si l’histoire est bonne, car beaucoup de gens ont été déroutés par la partie graphique et le travail de KYLE BAKER. IL faut dire qu’utiliser ce style véritablement très caricatural et fantaisiste pour illustrer une histoire qui se veut complètement ancrée dans la réalité et plutôt sordide n’était peut être pas le meilleur moyen de faire venir du monde. Pour ma part, j’aime vraiment beaucoup le travail de KYLE BAKER, mais je peux comprendre que le lecteur moyen ait eu du mal, car à priori, ce n’est pas le genre de dessins qui puisse plaire au plus grand nombre.

Il est amusant de constater que depuis la publication de cette série, ISAIAH BRADLEY a été réutilisé plusieurs fois, et majoritairement par des scénaristes Afro-Américains, comme CHRISTOPHER PRIEST (THE CREW, où un clone d’ISAIAH se joint à une équipe de super héros noirs) ou plus récemment REGINALD HUDLIN dans la série (catastrophique) BLACK PANTHER. Dans celle ci, ISAIAH arrive en invité d’honneur lors du mariage de TORNADE des X-MEN et BLACK PANTHER et tous les personnages noirs de l’assemblée font un hommage au héros.
On apprendra aussi quelques temps plus tard l’existence de PATRIOT , le petit fils d’ISAIAH qui va se joindre à l’équipe des YOUNG AVENGERS. C’est bizarrement le seul personnage inspiré de TRUTH qui n’entre pas dans un contexte de lutte sociale, sa couleur de peau n’étant pas un problème dans la série.

Quoi qu’il en soit, TRUTH est une œuvre à part dans l’univers MARVEL, très engagée (trop parfois , ce qui dénature un peu le propos) et c’est dommage que les recherches historiques de MORALES n’aient pas été accompagnées de recherche sur le personnage de CAPTAIN AMERICA, ce qui aurait permis d’éviter certains problèmes de continuité qui à postériori l’ont obligé à faire des remaniements en cours de route. Le scénario est quand même plutôt sympathique, même s’il ne peut pas éviter parfois certaines lourdeurs, en ce qui concerne les dessins, personnellement je trouve qu’ils fonctionnent plutôt bien, mais ils sont à l’opposé de la production actuelle , où le style réaliste à la limite du roman photo est quasiment imposé par les grandes maisons d’édition. C’est en tout cas original.
Pour finir, ROBERT MORALES se verra proposer les rênes de la série régulière CAPTAIN AMERICA, mais il sera vite remplacé à la suite d’une aventure où il placera CAPTAIN AMERICA dans le camp de GUANTANAMO, comme quoi, on ne se refait pas !

Toutes les images (C) 2003 MARVEL COMICS.
Sources: wikipédia ; back in action_entertainement weekly.com ; post mortem_newsarama.com

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