DERRIÈRE LES MASQUES (0): introduction, lexique, bibliographie

SOMMAIRE

BIBLIOGRAPHIE

LEXIQUE
INTRODUCTION
CHAPITRE 1 : DES ORIGINES À 1938

1. Les Funnies, la naissance des illustrés
2. Les héros de pulps, précurseurs des super-héros
3. Les strips
4. L’arrivée des comic-books

CHAPITRE 2 : DEUX CHEVALIERS QUE TOUT OPPOSE
1. Superman, un héros solaire
2. Superman : une bataille juridique
3. Batman : un héros de l’ombre

CHAPITRE 3 : L’AGE D’OR DES SUPER HEROS
1. Les héros de National et d’All American
2. Captain Marvel et les héros Fawcett.
3.Captain America et les comics Timely
4. Will Eisner, Jack Cole, Charles Biro et les héros de Quality.

CHAPITRE 4 : DE L’EXPANSION À L’EXPLOSION
1. Le déclin des super-héros, l’âge d’or des comic-books.
2. La séduction de l’innocent.

CHAPITRE 5: DU COMICS CODE A L’AGE D’ARGENT
1. Les Comics National
2. Les comics Charlton.
3.La chute d’Atlas

CHAPITRE 6: L’AGE D’ARGENT SUR SA LANCEE
1. La naissance de Marvel Comics.
2. National : des univers en expansion.
3.Pendant ce temps, chez Dell, Harvey, Tower et Charlton.

 

BIBLIOGRAPHIE

Articles:
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LEXIQUE


Annual : Numéro spécial d’une série régulière et publié, comme son nom l’indique, une fois par an. C’est en quelque sorte un hors-série. Cet « annual » peut être une histoire intégrée dans la continuité de la série ou une aventure totalement à part. Les « annuals » ont été très fréquents entre les années 70 et les années 2000. Ils ont quasiment disparu depuis.
Par exemple, la série Fantastic Four débutée en 1963 a proposé au cours de sa publication pas moins de 33 annuals, le plus célèbre étant le numéro 3 qui raconte le mariage de deux de ses personnages principaux.

Arc ou Storyarc (Arche Narrative en VF) : Histoire complète se déroulant sur plusieurs numéros d’une même série régulière. Les longueurs des arcs sont variables, pouvant généralement aller de quatre numéros à plus d’une vingtaine.
Par exemple, l’arc Enemy of the State (Ennemi d’état) de la série Wolverine nous raconte l’histoire d’un Wolverine contrôlé mentalement et qui se retourne contre ses amis avant de retrouver ses esprits. Il dure 13 numéros qui vont de Wolverine #20 à Wolverine #32.

Back-up : Histoire courte indépendante de la série principale allant de deux à dix pages et insérée en fin de numéro. Elle peut servir à développer l’univers de la série, à présenter de nouveaux personnages ou tout simplement de bonus.
Par exemple, chacun des numéros de la série 52 publiée par DC Comics contient une « back-up » de deux pages réalisée à chaque fois par un artiste différent et qui raconte les origines des plus grand héros de la firme.

Cliffhanger : Evènement stupéfiant ou à suspense situé en fin d’épisode et qui donne envie au lecteur d’acheter le prochain numéro pour connaître la suite. Ce vocabulaire est aussi utilisé pour les séries télévisées.
Par exemple, lors de la dernière page de Thunderbolts #1 publiée par Marvel Comics et qui nous présente un nouveau groupe de super-héros, on apprend que ledit groupe n’est composé exclusivement que de vilains dont le but est de dominer le monde.

Coloriste : Comme son nom l’indique, c’est la personne qui va mettre en couleurs les planches dessinées par l’artiste. Au départ réalisée à la main, la colorisation des comics se fait désormais presqu’exclusivement par ordinateur.

Comics (ou Comic-Book) : Bande dessinée publiée et produite aux Etats-Unis. Les comics sont disponibles dans de nombreux formats :
– le single qui est un fascicule d’une trentaine de pages (vingt quatre pages de BD et dix pages de publicité et d’annonces) aux dimensions un peu plus petites que celles d’une feuille A4. Il est publié mensuellement et ne contient en principe qu’une seule histoire à suivre. C’est le format le plus courant aux Etats-Unis. Son prix varie entre 2.99$ (2.3 €) et 4.99$ (4€) suivant le nombre de pages et la notoriété de la série.
– le trade paperback ou TPB qui est un recueil à couverture souple de plusieurs singles (entre quatre et quinze) déjà publiés et qui rassemble généralement des épisodes constituant un arc complet. Le prix d’un TPB est généralement situé autour de 15 à 20 $ (entre 13 et 15 €).
– le hardcover ou HC qui correspond exactement au même format qu’un TPB mais avec une couverture cartonnée. Le « Hardcover » peut être considéré comme une édition « deluxe » d’un TPB, contenant parfois plusieurs bonus inédits. Son prix est fixé autour de 30-35 $ (28 €)
– l’omnibus qui est un recueil gigantesque de plusieurs singles. A couverture cartonnée, il peut parfois reprendre plus d’une cinquantaine de numéros pour plus de 1000 pages. Son prix peut aller de 50 à 200$ (entre 40 et 150 €).
– le graphic novel (roman graphique en VF) qui est un comics original proposant une histoire complète qui n’est pas liée à une série particulière et directement publié en cartonné.
– le Strip (ou Comic-Strip): Bande dessinée composée uniquement de quelques cases disposées horizontalement. C’est une des formes de comics les plus utilisées au début du XXème siècle, chaque journal quotidien possédant ses strips à succès.

Pour résumer, l’arc Enemy of The State (Ennemi d’état) de la série Wolverine a été publié en premier en singles (Wolverine #20 à 32) puis en deux TPB ( correspondant aux épisodes 20 à 25 puis 26 à 32) avant d’être publiée en Hardcover (contenant cette fois ci tous les épisodes ainsi que des bonus).

Crossover : Histoire à suivre dans plusieurs séries différentes. Ces séries peuvent être de la même compagnie ou pas. Par extension, un crossover définit aussi toute rencontre entre des personnages issus d’éditeurs ou d’univers différents.

Editor : Le mot est un faux ami car il ne signifie pas l’éditeur (c’est à dire celui qui publie la revue) mais plutôt le rédacteur en chef d’une série. Dans le langage des comics, l’editor est celui qui fixe la ligne directrice de la revue, embauchant les scénaristes et les dessinateurs et qui veille à la cohérence de l’histoire. Aujourd’hui, chaque editor est en charge de plusieurs séries plus ou moins liées.
Par exemple, les artistes Joe Quesada et Jimmy Palmiotti ont été les editors de la ligne Marvel Knights qui comportait plusieurs séries dont Daredevil, Black Panther et Punisher à la fin des années 90.

Editor in chief ou EIC : C’est la personne qui supervise tous les éditors, celui qui fixe les lignes directrices non pas de quelques séries, mais de l’ensemble des titres de la compagnie. C’est le plus haut responsable du département artistique d’une firme.

Encreur : C’est la personne qui va passer les traits de crayon d’une planche de comics à l’encre, rajoutant les ombres et corrigeant parfois les erreurs de proportion afin de faire gagner du temps au dessinateur qui n’a qu’à plus qu’à se concentrer sur ses dessins. Membre très important de l’équipe artistique, c’est celui qui donne la « patte » finale aux dessins d’un comics. Un même crayonné peut en effet s’avérer très différent suivant l’encreur qui officie dessus. De nos jours, le métier d’encreur se fait de plus en plus rare, les crayonnés des dessinateurs étant directement encrés par ordinateur.

Event : Crossover à l’échelle d’une compagnie entière. Il s’agit d’une histoire principale qui a des répercussions dans la quasi-totalité des titres d’une firme. Depuis la moitié des années 2000, les deux principales compagnies de comics proposent à leurs lecteurs des « events » annuels qui redéfinissent chaque fois la ligne directrice de leur univers partagé.
Par exemple, l’event Civil War publié par Marvel Comics est composé d’une série principale de 8 épisodes mais engendre des répercussions dans plus de 80 revues de la firme (Spider-Man, Fantastic Four, Iron Man etc) qui retracent des aspects secondaires de l’évènement.

Fill-in : Remplacement d’un ou plusieurs artistes réguliers d’une série pour une période déterminée. Lorsque ce dernier ne peut pas assurer un rythme mensuel, il est souvent remplacé le temps d’un épisode ou deux.

Golden Age : Age d’or des comics. Période qui va de la fin des années 40 à la fin des années 50 et qui est considérée comme l’apogée des comics.

Graphic Novel : Voir Comics

Hardcover :
Voir Comics

Layout : Se dit d’un crayonné peu travaillé. Il s’agit d’une esquisse de page ou de dessin qui va être complétée par un autre dessinateur ou directement par l’encreur de la série.

Lettreur : C’est la personne en charge de placer les bulles et les textes d’une bande dessinée. C’est aussi lui qui peut placer les effets sonores au sein d’une planche.

Mini-série (Limited Series en VO): Il s’agit d’une série complète constituée de quelques numéros seulement. Au delà de douze numéros, on parle de maxi-série.
Par exemple, la mini-série Magik est composée de quatre épisodes et raconte une histoire complète. La série 52 qui s’étale sur 52 épisodes est quant à elle considérée comme une maxi-série.

Omnibus : Voir Comics

One-Shot : se dit d’une histoire complète contenue dans un seul numéro uniquement. Le one-shot peut être considéré comme une mini-série d’un seul épisode ou comme un graphic novel de 48 pages non cartonné.

Plot : Intrigue générale d’une histoire.

Publisher : Compagnie d’édition (Marvel, DC, etc) ou responsable de l’édition.

Pulp : Revues au prix modique proposant généralement de courts romans d’aventure ou de mystère. Les pulps les plus connus sont ceux du Shadow, de Zorro ou de Doc Savage. Les héros de pulp ont communément influencé la création des super-héros de comics.

Reboot : Remise à zéro de la continuité d’un personnage ou d’un univers. Lors du reboot d’un personnage, toutes les histoires qui ont existé auparavant sont invalidées. Cette technique permet de pouvoir se débarrasser des problèmes de continuité relatifs à des personnages qui existent depuis plus de 50 ans.
Par exemple, DC Comics, la firme de Superman et Batman a procédé en 2011 à un reboot total de son univers, proposant des versions nouvelles de tous ses héros.

Relaunch : Relance d’une série au numéro 1, généralement avec un changement de direction ou d’équipe artistique. Contrairement au reboot, le relaunch d’une série n’efface pas les histoires précédentes. Chaque nouveau relaunch donne lieu à un nouveau volume de la série.
Par exemple la série Wolverine a connu depuis sa première publication 5 « relaunches », ce qui fait qu’actuellement on parle de Wolverine volume 6.

Retcon (Retroactive Continuity) : Continuité rétroactive en VF. Se dit d’un changement de la continuité d’une série qui n’invalide pas les histoires précédentes. Il s’agit souvent de la réapparition d’un personnage censé être mort ou d’un changement d’origine.
Par exemple, lors des histoires de Spider-Man scénarisées par JM Straczynski, le héros a appris qu’il n’avait pas été piqué au hasard par une araignée mais qu’il avait été choisi par l’Esprit de l’Araignée. Cela modifie donc en profondeur ses origines sans pour autant invalider les histoires précédentes.

Sidekick : Jeune partenaire d’un super-héros qui l’aide dans son combat contre le crime, ce dernier lui servant de mentor.
Exemple: Robin est considéré comme le sidekick de Batman.

Silver Age : Age d’Argent. Période qui s’étend de 1956 (création du nouveau Flash) au début des années 70 (mort de Gwen Stacy, la première petite amie de Spider-Man)

Single : Voir Comics

Strip (ou Comic-Strip) : voir comics

Subplot :
Intrigue secondaire d’une histoire.

Sweatshop :
Atelier regroupant dans les années 40 et 50 plusieurs dessinateurs qui s’associent afin de pouvoir produire le plus rapidement possible un comics.

Trade Paperback (TPB) : Voir Comics.

 

INTRODUCTION

J’ai appris à lire avec les super-héros.
La toute première bande dessinée que j’ai eue entre les mains date d’octobre 1979; il s’agit du STRANGE #118 avec Spider-Man en couverture (celle où la ville est plongée dans le noir par le Shocker). J’avais 5 ans. Mon père m’avait acheté ce numéro un dimanche chez le marchand de journaux du coin avant d’aller chez mes grands parents car il savait que j’adorais la série télévisée. La petite bande dessinée du dimanche est devenue bien rapidement un rituel, et les STRANGE (puis les SPECIAL STRANGE) ont commencé à alterner avec les journaux de Mickey, Spirou et autres Pif Gadget. Autrement dit, je venais de rentrer à l’école primaire et je connaissais déjà Daredevil, Magneto et Iron Man même si j’avais encore du mal à saisir toutes les subtilités des histoires et des dialogues. D’ailleurs, lors de la lecture de mon tout premier SPECIAL STRANGE (celui où les X-Men sont torturés par Magneto dans son volcan secret), je n’ai pas compris immédiatement que les mutants étaient les héros de la série et je trouvais l’idée assez bizarre mais tellement originale de faire une série sur un groupe de vilains. Il faut dire que l’équipe de l’époque avait tout pour faire penser à des méchants : un petit bonhomme avec des griffes en métal, un homme dont les yeux sont cachés par une visière, une jeune fille aux cheveux de feu et une bête bleue à fourrure. Il n’en fallait pas plus pour que mon esprit de petit garçon en fasse des criminels capturés par le « gentil » Magneto à l’air noble. Et c’est bien évidemment la première fois que j’ai eu affaire, sans le savoir, à cette notion d’ambigüité et de complexité dans les comics qui, contrairement à ce que peuvent penser la majorité de ceux qui n’en lisent pas, sont tout sauf manichéens. D’année en année, les numéros ont commencé à s’accumuler et les piles à s’amonceler dans ma chambre. C’est avec les revues LUG que j’ai donc construit mon enfance, emmenant toujours un STRANGE ou un NOVA avec moi, même lors des repas de famille (ce qui n’était pas très poli, il faut bien l’avouer).
4 ans après ma première incursion dans le monde merveilleux de Marvel (les revues SAGEDITION qui publiaient Superman et Batman étaient à l’époque trop chères pour que l’on me les achète régulièrement), j’ai vécu la mort de Jean Grey en direct. Tout bien réfléchi, c’est certainement la toute première fois que j’ai réellement pris conscience de la notion de mort. Quelqu’un que je connaissais et dont je lisais les aventures tous les trois mois avait disparu pour toujours et je trouvais cela très injuste, j’aurais tellement voulu qu’elle revienne (mon voeu sera d’ailleurs exaucé plus tard et même de nombreuses fois).
Mon entrée au collège a rimé avec une réelle frénésie de lecture : non seulement le nombre de comics que je lisais tous les mois augmentait exponentiellement (l’arrivée d’AREDIT et de ses albums comme COMICS PARADE, les VENGEURS ou LES JEUNES T y était certainement pour quelque chose) mais de plus, je commençais à m’intéresser à un nombre impressionnant de romans de science fiction souvent pas encore de mon âge. En bref, je dévorais littéralement tout ce qui me tombait sous la main, que ce soit des livres, des articles de journaux ou des bandes dessinées. Pour l’anecdote, mon premier « vrai » roman me ramène encore aux comics puisqu’il s’agissait des aventures de Conan le Barbare (dont le film avait fait fureur). J’apprendrai bien des années plus tard que les romans de Conan étaient à l’origine des pulps, c’est à dire des récits des années 30 qui ont directement ouvert la voie aux super-héros. Sans vraiment le vouloir, tout me ramenait à ces personnages mystérieux et aux costumes éclatants venus d’Outre-Atlantique. C’était réellement une époque bénie où les plus grandes sagas des deux principaux éditeurs américains de comics s’offraient aux lecteurs, qui pouvaient alterner entre le Crisis On Infinite Earths de Wolfman et Perez et les X-Men de Claremont et Smith. Je pense que c’est à ce moment que j’ai définitivement basculé du côté du fan irrécupérable de super-héros.
Mon engouement pour les comics souffrait néanmoins d’un manque d’échange avec d’autres admirateurs du genre. Comme beaucoup d’adolescents de l’époque qui ne vivaient que pour les aventures de Spider-Man ou les récits de Marv Wolfman, il n’y avait personne avec qui je pouvais discuter des histoires concernant mes héros préférés (on parle bien évidemment d’une époque ou ni les téléphones portables ni Internet n’existaient). Les membres de ma famille commençaient à trouver que j’étais trop grand pour lire ce genre de revues et la plupart de mes camarades de classe s’en moquaient royalement. Pour résumer, j’étais tout seul dans mon coin à lire des revues que la plupart des gens trouvaient stupides mais j’étais toujours aussi passionné. Au fil du temps et de mes lectures, j’ai compris que certians récits de super-héros pouvaient aussi s’adresser à un public très adulte. Je me rappelle encore de la sensation de malaise devant la violence de CAMELOT 3000 ou du premier numéro de la série WATCHMEN qui contenait la série éponyme d’Alan Moore ainsi que des épisodes de THE QUESTION.

Mon arrivée au lycée s’est faite en pleine Batmania. Grâce au film de Tim Burton, les Français ont pu voir arriver dans les librairies des dizaines de comics qui ont fait la transition avec l’arrêt total des publications DC en kiosque, les éditions AREDIT déposant le bilan au moment même où l’éditeur allait proposer des séries totalement nouvelles.
C’est donc en librairie que j’ai pu découvrir les éditions COMICS USA qui proposaient des récits beaucoup plus matures et qui était en phase avec mon passage à l’adolescence. C’est grâce à ces éditions que j’ai pu non seulement lire la fin de WATCHMEN mais aussi découvrir DARK KNIGHT RETURNS ou encore le ELEKTRA de Miller et Sienkiewicz que les éditions LUG (devenues SEMIC) n’auraient, pour cause d’autocensure, jamais pu publier chez les marchands de journaux.
C’est aussi durant cette période que j’ai découvert des auteurs comme Grant Morrison, Peter Milligan ou encore Jaimie Delano dont les histoires semblaient à des lieues de ce que pouvais lire en kiosque. En revanche, je ne connaissais toujours personne avec qui partager ma passion et j’étais toujours restreint aux revues VF publiées au bon vouloir des éditeurs.

Mon niveau d’anglais devenant suffisant, je profitai alors de mon entrée en classe prépa puis à la fac pour avoir accès au Saint Graal de tout collectionneur VF de l’époque : les comics en VO. Je me rappelle encore de la première fois où je posai les pieds dans un magazin consacré uniquement à ce type de revues à Nice : je n’en croyais pas mes yeux ! Non seulement s’étalaient devant moi les comics que je ne pourrais lire en VF que dans plusieurs années (à cause des délais de publication) mais aussi toute une ribambelle de titres inconnus ou qui n’étaient plus publiés depuis des années en France. C’est à ce moment que j’ai découvert les comics Vertigo (la ligne adulte de DC) mais aussi que j’ai pu combler mon retard sur ce qui à l’époque était mon héros préféré : Batman.
J’avais désormais accès à un nouveau pan entier de la culture comics : tout était disponible et à portée de mains. Je me rappelle du choc monumental que m’a procuré la lecture du deuxième recueil de Sandman (l’un de mes tout premiers TPB) ainsi que la joie de découvrir, trois ou quatre ans à l’avance, ce qui allait advenir de mes mutants préférés. De plus, je pouvais désormais discuter pendant des heures avec les vendeurs de ces boutiques ou les clients sur telle ou telle série, prendre conseil, découvrir de nouvelles choses. Soyons francs, j’achetais en VO beaucoup de revues et souvent des titres pas vraiment très réussis comme pas mal de comics Marvel ou Image du milieu des années 90 pour lesquels je garde toutefois une grande sympathie. Contrairement à beaucoup de lecteurs de comics, je n’ai jamais réellement choisi entre les comics « mainstream » classiques et plutôt génériques et des comics plus indépendants ou adultes. Je savais toujours ce à quoi je devais m’attendre et trouvais autant de bonheur à lire une bonne idée ou un bon dialogue dans une série grand public que dans une série plus mature. J’avais trop longtemps souffert du fait que les comics étaient considérés comme de la sous-lecture et je n’allais pas appliquer ce même genre de préjugé aux comics « mainstream ».
Cette période de consommation frénétique s’est encore accentuée lors de l’obtention de mon premier travail et de ma mutation dans une ville proche de Paris (là où se trouvaient quatre ou cinq magazins de comics quasiment au même endroit). Mon salaire partait alors pour une grande partie dans l’achat de comics. En réalité, je rattrapais grâce aux TPB toutes les histoires que j’avais jusque là ratées et commençais à enrichir ma collection qui devenait de plus en plus volumineuse.
Les caisses de comics s’amoncelaient un peu partout dans mon (petit) appartement. Il faut dire qu’avec toutes mes anciennes VF, je dépassais facilement les 8000 unités (singles et TPB confondus).

On aurait pu penser que la rencontre avec ma fiancée m’aurait un peu freiné dans l’acquisition de comics, mais il n’en fut rien. Encore aujourd’hui, elle est sans aucun doute la personne la plus compréhensive et la plus tolérante vis à vis de ma passion; qui a non seulement fait l’effort de s’intéresser à cet univers mais qui l’a aussi entretenu en ne me jugeant jamais, même lorsqu’elle tombait sur un vieux ROM ou un vieux ALPHA FLIGHT que j’avais réussi à dégoter à un prix parfois coûteux.
C’est également elle qui m’a orienté vers les forums de comics afin que je puisse partager ma passion avec d’autres fans.
Ces rencontres virtuelles avec d’autres personnes aussi passionnées que moi furent encore une fois une véritable révélation. J’avais désormais la possibilité de découvrir des titres dont je ne connaissais même pas l’existence et d’échanger avec des personnes qui non seulement avaient plus de comics que moi mais qui possédaient en plus une connaissance précise et non exhaustive du médium. J’ai commencé à participer activement et surtout j’ai découvert de plus en plus de vieilles séries sur les conseils de tous ces nouveaux amis virtuels, dont certains sont d’ailleurs devenus au fil du temps de véritables amis.
Aujourd’hui, ma passion pour les bandes dessinées est toujours aussi intacte, même si mes habitudes de lecture ont évolué. Je lis toujours autant de comics et n’envisage absolument pas de laisser tomber, même s’il devient de plus en plus difficile de trouver des histoires qui me conviennent. Néanmoins, la mise en avant de la culture geek ainsi que le succès des films de super-héros ont remis sur pied beaucoup de compagnies. On peut dire que le nombre de titres disponibles de nos jours n’a jamais été aussi grand et aussi diversifié, ce qui permet de pouvoir toujours lire des comics de qualité.

Dans le cadre de mon travail (je suis enseignant), de plus en plus d’élèves mais aussi de professeurs qui connaissent ma passion me demandent quotidiennement des renseignements sur certains héros, sur certaines histoires, ce qui m’a donné l’idée d’écrire ce livre. Toutefois, je n’avais pas envie de faire une encyclopédie sur les personnages. Dévoiler au lecteur l’historique complet de la famille Summers ou les différentes réincarnations de Hawkman au fil des temps ne me semblait finalement pas très intéressant, dans la mesure où leur histoire peut désormais être modifiée ou changée sans vergogne par des éditeurs peu scrupuleux. Depuis le départ, j’ai toujours voulu connaître les petites anecdotes qui se cachent derrière les histoires qui m’ont toujours fait vibrer et le temps passant, j’étais parfois beaucoup plus intéressé par le processus de création et les auteurs que par l’histoire en elle-même. En faisant quelques recherches, j’ai réalisé que certains des créateurs originaux (totalement tombés dans l’oubli), avaient vécu une vie passionnante avec parfois plus de rebondissements que dans leurs propres histoires. Et ce sont leurs histoires que j’avais envie de raconter, mon approche n’étant pas de lister les pouvoirs de Superman mais plutôt de raconter que si ses créateurs l’avaient rendu invulnérable aux balles, c’est parce que l’un de leurs parents était décédé à la suite d’un braquage.
Mon intention n’est pas de faire un historique complet de l’histoire des comics, il existe des gens bien plus qualifiés que moi et qui ont accès à beaucoup plus d’informations. Ce livre contient certainement quelques inexactitudes, ce qui est inhérent à tout ouvrage qui traite d’un phénomène qui a débuté il y a plus de 100 ans mais ma volonté réelle est de remettre les créateurs sur le devant de la scène, ces derniers ayant souvent été dévorés par leurs créations. De plus, les comics sont un miroir de la société, l’un des médiums de divertissement les plus réactifs encore à l’heure actuelle et leur évolution ainsi que celle de leurs créateurs sont en lien direct avec l’histoire mondiale. Savoir ce qui se cache derrière tel ou tel personnage, c’est tout simplement connaitre un peu mieux la vie et les aspirations de leurs auteurs et de leurs lecteurs en fonction des époques.
C’est donc ce lien ténu entre réalité et fiction que j’ai humblement essayé de mettre au premier plan dans cet ouvrage, qui m’a pris environ trois ans de recherches, de lectures et de relectures effrénées. C’est le projet un peu fou d’un passionné qui avait envie de rendre aux auteurs et aux comics une partie de ce qu’ils lui ont apporté durant sa vie.

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